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 Autoroutes : Vinci espérait une meilleure rentabilité

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MessageSujet: Autoroutes : Vinci espérait une meilleure rentabilité   Dim 8 Fév - 19:14

Se défendant de bénéficier d'une rente comme l'a déploré l'Autorité de la concurrence, Xavier Huillard, PDG de Vinci, estime au contraire qu'il faut parler de "sous-profits". En raison de la crise, la rentabilité est inférieure à celle imaginée dans les calculs de Vinci lors de valorisation des actifs de l'Etat au moment de la privatisation du secteur autoroutier en 2005.

Gel des tarifs autoroutiers, accusation de bénéficier d'une rente..., le PDG de Vinci, Xavier Huillard, ne le cache pas : la polémique l'agace. Jeudi, lors de la présentation des résultats annuels du groupe, il s'en est pris avec véhémence aux conclusions de l'Autorité de la concurrence qui, saisie par la commission des Finances de l'Assemblée nationale, avait conclu en septembre que "la rentabilité exceptionnelle des concessionnaires d'autoroutes est assimilable à une rente, qui doit être davantage régulée en faveur de l'Etat et des usagers".

Avalanche de critiques

Pour Xavier Huillard, il ne faut pas seulement regarder les résultats dégagés, il faut prendre en compte les capitaux injectés pour racheter les sociétés à l'Etat il y a une dizaine d'années et les énormes investissements depuis. "Les entreprises autoroutières ont déboursé il y a dix ans 22,5 milliards d'euros pour acheter des sociétés qui avaient 20 milliards d'euros de dette et des engagements d'investissements de 5 milliards", fait-il valoir.
Lors de la privatisation du secteur autoroutier en 2005, Vinci a racheté ASF et Escota.
Pour Xavier Huillard, l'avalanche de critiques vient de l'incompréhension du modèle de concession, notamment de l'Autorité de la concurrence.

"Le modèle de la concession française incompris"

"L'Autorité de la concurrence n'a pas compris ce qu'est une concession. Il aurait fallu qu'elle interroge certaines entités publiques connaissant le monde de la concession comme la Caisse des dépôts, EDF Invest ou Aéroports de Paris. Elle aurait vu que ces entreprises regardent le TRI, le taux de retour sur investissement. Il aurait été simple (...) de comprendre que le bon thermomètre pour mesurer une concession, ce n'est pas la marge, mais le TRI. Si l'Autorité de la concurrence avait fait cela, elle aurait compris que ce n'est pas de surprofits dont il faut parler mais de sous-profits parce que nous sommes en dessous du business plan imaginé en 2005-2006 lorsque nous avons fait notre valorisation des actifs à l'occasion de la privatisation. Elle aurait également compris qu'il ne s'agit pas d'une rente mais d'une activité à risques, qui impose de faire des paris à très long terme sur la croissance, l'évolution des trafics, l'inflation, les coûts d'exploitation, sur les taux d'intérêt, sur la disponibilité de l'argent...".

En raison d'un trafic inférieur aux prévisions réalisées au moment de la valorisation des actifs de l'Etat, Vinci "aurait ainsi perdu 1 point de TRI", lequel se situe en moyenne dans la profession autour de 7,5%. Cela fait beaucoup d'argent.

LES VÉRITÉS DE XAVIER HUILLARD

Xavier Huillard a présenté une autre réalité du contrat de concessions.
"La vérité, c'est que le modèle de concession à la française est mondialement reconnu et copié car il a permis dans notre pays, notamment sur le secteur autoroutier, de doter la France du plus beau réseau européen sans jamais faire appel aux contribuables ; la vérité, c'est qu'aucune critique ne nous a jamais été faite sur nos obligations contractuelles car nous les respectons de manière scrupuleuse et même au-delà ; la vérité c'est que les formules d'augmentation des tarifs sont gravées dans le marbre et d'une visibilité totale ; la vérité c'est que nous améliorons sans cesse la qualité de services et les conditions de sécurité sur nos réseaux autoroutiers ; la vérité c'est qu'un groupe comme Vinci aura en 8 ans drainé une quinzaine de milliards d'euros, de l'argent privé d'origine internationale au bénéfice de l'aménagement du territoire dans des schémas de type concessions et partenariats publics privés (PPP), et à ce titre nous sommes l'un des gros pourvoyeurs d'emplois. En dépit de ces réalités, nous avons fait l'objet d'une avalanche de critiques qui reposaient sur une incompréhension du modèle de la concession".

Plan de relance autoroutier

Voulant que "le contrat soit respecté", Vinci a lancé une procédure contentieuse auprès du Conseil d'Etat contre le gel des tarifs. Pour autant, il a affirmé sa "conviction" que l'Etat et les sociétés autoroutières trouveront "d'ici à quelques semaines" une "sortie de crise".

"Cela permettra enfin de mettre en oeuvre le plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros, totalement financés par les sociétés concessionnaires d'autoroutes", a-t-il poursuivi.
Le plan de relance autoroutier, validé par Bruxelles en octobre, prévoit un allongement de la durée des concessions, en échange de travaux à hauteur de 3,2 milliards d'euros. Sa signature définitive fait partie des discussions en cours entre l'Etat et les concessionnaires.

Source : La Tribune
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