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 Qui sont les cinq prétendants à la présidence du Medef ?

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MessageSujet: Qui sont les cinq prétendants à la présidence du Medef ?   Mar 7 Mai - 15:37

Le top départ officiel de la campagne pour la présidence du Medef est donné avec la validation des cinq candidats à la succession de Laurence Parisot. Zoom sur les prétendants.

La course à la présidence du Medef entre dans sa dernière ligne droite avec la validation ce 6 mai de cinq candidatures pour succéder à Laurence Parisot, qui a dirigé l'organisation patronale ces huit dernières années.

5 candidats validés

Un trio de favoris émerge des cinq prétendants à la présidence: Pierre Gattaz, Patrick Bernasconi et Geoffroy Roux de Bézieux. Derrière eux, Thibault Lanxade et Hervé Lambel n'ont que peu de chances de l'emporter.

Pierre Gattaz, en pole position

Pierre Gattaz, 53 ans, président du groupe des fédérations industrielles (GFI) et patron de Radiall, fait figure de favori potentiel. Il bénéficie du soutien de la puissance fédération de la métallurgie (UIMM) et a obtenu le ralliement de deux de ses rivaux initiaux: Jean-Claude Volot, ancien médiateur interentreprises, et Frédéric Saint-Geours, président de l'UIMM. Denis Kessler, ancien vice-président du Medef, chantre du libéralisme et d'une ligne dure vis-à-vis des pouvoirs publics lui a aussi accorder son appui, ainsi que Martin Bouygues, PDG de Bouygues,Stéphane Richard, patron de France Télécom-Orange et de Maurice Lévy de Publicis - l'agence gère d'ailleurs sa communication.

Fils d'Yvon Gattaz à la tête du CNPF (ancêtre du Medef) de 1981 à 1986, Pierre Gattaz se présente en "candidat du terrain" et "de conquête". Il se montre notamment offensif contre les 35 heures, sur l'âge de la retraite ou la fiscalité des entreprises.

Patrick Bernasconi, l'outsider

Face au favori, Patrick Bernasconi, 57 ans, fait figure de challenger. Le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) s'est laissé distancer par Pierre Gattaz dans la campagne. Il met en avant son "style" et sa "méthode", rappelant volontiers qu'il a une ligne moins dure que son principal adversaire. Ancien proche de Laurence Parisot, il a négocié avec les syndicats nombre d'accords épineux, dont celui du 11 janvier sur le marché du travail.

Geoffroy Roux de Bézieux, la voie médiane

Dans le trio de tête, Geoffroy Roux de Bézieux, 50 ans, vient des services, comme Laurence Parisot. Vice-président de la Fédération française des télécommunications (FFT), patron de Virgin Mobile, et ancien président de Croissance Plus, il se dit très attaché au dialogue social, rappelant qu'il a présidé l'Unedic. Son credo oscille entre discours libéral et défense des négociations sociales. Si les 300 membres de son comité de soutien viennent majoritairement de la high-tech, on y trouve aussi Thierry Pilenko, PDG de Technip et Michel Combes, à la tête d'Alcatel.

Thibault Lanxade se veut rassembleur

Agé de 42 ans, le patron de la PME Aqoba, opérateur de cartes de paiement sur mesure, affirme dans Les Échos que le Medef n'est "pas uniquement le lobby des entreprises" mais aussi une organisation qui "fait de la négociation interprofessionnelle." Dans son blog intitulé "La passion d'entreprendre", il vient de poster une interview "Comment en finir avec les 35 heures" dans laquelle il prône une "renégociation du temps de travail selon la pénibilité." Il se qualifie volontiers de "rassembleur".

Hervé Lambel, défenseur des TPE

Peu médiatisé, Hervé Lambel (47 ans) patron et fondateur de HLDC, spécialisée dans la production cinématographique et de spectacles vivants, est présenté comme un défenseur de la cause des TPE.

Deux mois avant l'élection

L'organisation patronale et sa présidente se sont déchirés des mois durant dans une guerre interne menée par Laurence Parisot qui souhaitait modifier les statuts du Medef pour pouvoir briguer un troisième mandat. Mais le 28 mars, la patronne de l'Ifop, 53 ans, première femme présidente des patrons, a dû reconnaître son échec et se retirer.

Maintenant que les cinq candidatures ont été validées, la campagne électorale est lancée à partir de ce mardi. Les prétendants seront auditionnés le 23 mai par le conseil exécutif du Medef qui rendra son avis à l'Assemblée générale le 3 juin. Et l'élection à proprement parler se tiendra le 3 juillet. Ce jour, les 560 membres de l'Assemblée générale du Medef seront invités à faire le choix. Pour être élu, le candidat doit obtenir la majorité absolue, à condition que les deux tiers des membres votants aient pris part au scrutin. Si non, un second tour est organisé.

Source : L'Express
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MessageSujet: Au Medef, un patron de combat se détache pour succéder à Parisot   Jeu 23 Mai - 18:10

Parmi les candidats à la succession de Laurence Parisot, Pierre Gattaz, fils d’un président du CNPF, tient la corde. À son programme, rien de moins que le « pilotage » en commun par le Medef et le gouvernement du budget de l’État.

Qui succédera à Laurence Parisot à la tête du Medef? Ce jeudi, les cinq prétendants se relaient pour un grand oral devant le conseil exécutif de l’organisation patronale. Par un vote, la semaine suivante, les membres de cette instance donneront une première indication, avant le scrutin final qui aura lieu lors de l’assemblée générale du Medef, le 3 juillet.

Dans cette course à la surenchère néolibérale, la situation 
commence à se décanter: deux petits candidats (Hervé Lambel et Thibault Lanxade) paraissent d’ores et déjà condamnés à jouer les utilités; chef de file de la délégation patronale et président de la Fédération des travaux publics, Patrick Bernasconi, réputé proche de Laurence Parisot avant qu’il se positionne contre sa tentative de changer les statuts afin de garder la main sur le Medef, ne perce guère avec une ligne privilégiant la négociation collective interprofessionnelle; Geoffroy Roux de Bézieux et Pierre Gattaz tiennent, semble-t-il, la corde. Entre eux, la bagarre se noue autour de la liste des soutiens, et c’est le fils d’Yvon Gattaz, ancien président du CNPF et patron de «combat» pendant le premier septennat de François Mitterrand, qui prend nettement l’avantage.

Pierre Gattaz se détache

Alors que Geoffroy Roux de Bézieux doit se contenter de l’appui de quelques complices de la «nouvelle économie» comme Charles Beigbeder ou Pierre Kosciusko-Morizet, Pierre Gattaz rassemble peu à peu le ban et l’arrière-ban du patronat français: l’UIMM, la fédération patronale de la métallurgie qui pourrait profiter de cette élection pour retrouver, après l’affaire de la caisse noire antigrève, sa place prépondérante au sein du Medef; la FFSA, le patronat des assurances qui vient de se rallier ; des poids lourds du patronat comme Denis Kessler, Serge Dassault, Martin Bouygues, Stéphane Richard, le PDG de France Telecom, les dirigeants de Sanofi, etc.

Dans les Échos de mardi, les trois principaux candidats à la présidence du Medef synthétisent les mesures prioritaires de leurs programmes. Tous tombent d’accord sur la «fin des 35 heures».

Acte 2 de la flexibilité

Patrick Bernasconi propose de négocier avec les organisations syndicales un «acte 2 de la flexibilité » afin d’aboutir à des «accords compétitivité emploi offensifs» et à l’extension à tous les secteurs d’un nouveau contrat de travail précaire: le «contrat de projet», déjà en vigueur dans le BTP. Geoffroy Roux de Bézieux, qui a déjà présidé l’assurance chômage pour le compte du Medef, préconise de mettre en place des «mécanismes plus incitatifs de retour à l’emploi (dégressivité des indemnisations, plafonnement à 2 000 euros et raccourcissement des délais d’indemnisation)».

50 milliards de cotisations vers la TVA

Favori actuel du scrutin, Pierre Gattaz a de l’appétit. Dans une tirade assimilant le Medef à un rôle de colégislateur, il compte bien «proposer au gouvernement que l’on pilote le projet de loi de finances 2014 ensemble». La taxe à 75% sur les hauts revenus et l’impôt de solidarité sur la fortune, considérés comme des «symboles politiques dogmatiques», devraient, réclame-t-il, être supprimés. Dans la foulée, le candidat à la succession de Laurence Parisot réclame de nouvelles «mesures de 
compétitivité», en plus du crédit d’impôt octroyé par le gouvernement aux entreprises pour un montant annuel de 30 milliards d’euros: ressortant le principe d’une TVA antisociale et appuyant l’idée d’une baisse drastique des dépenses publiques pour l’assurance maladie, en particulier, il propose un transfert de 50 milliards d’euros de « charges » (de cotisations) sur le travail vers la fiscalité.

Chantage aux reculs sociaux

En matière de « dialogue social », Pierre Gattaz se glisse dans les pas de son père (lire notre encadré). Pour lui, il s’agit, en matière de droit social, de privilégier les accords d’entreprise, au détriment des négociations interprofessionnelles et a fortiori de la loi. Citant l’accord de compétitivité chez Renault, le patron de Radiall, une entreprise moyenne dans le secteur aéronautique, propose d’adopter un «principe de subsidiarité». «A l’avenir, on ne négociera plus au niveau le plus élevé ce qui peut être négocié, avec une plus grande efficacité et de façon plus pertinente, à un niveau plus proche des réalités du terrain», prévient-il. Avec de telles conceptions, le patronat de combat compte bien exercer son chantage aux reculs sociaux dans toutes les entreprises demain.

Diatribes antisyndicales: tel père tel fils?

«De façon sociétale, les syndicats ont été nécessaires au XIXe siècle, utiles puis abusifs au XXe. Inutiles et nuisibles au XXIe, ils doivent disparaître. » À l’été 2010, dans la revue Commentaire, Yvon Gattaz, président du CNPF de 1981 à 1986, livrait une pensée diablement antisociale. Pour lui, les syndicats « ne doivent leur survie qu’aux deux fils d’araignée incroyablement résistants qui les soutiennent encore, politiques et médias ». Et d’appeler ouvertement à un « combat historique » à la Thatcher contre ceux qu’il rebaptise « Saints-Dicats », présentés comme « menaçants, tragiques, démolisseurs, démoralisateurs », plus « inattaquables » 
que le président de la République et que le pape… À l’appui de ses bouffées hallucinatoires, le père Gattaz prétendait, sans le démontrer, que « les performances des entreprises sont inversement proportionnelles à leur taux 
de syndicalisation » et que « l’élimination 
s’impose donc économiquement ». 
Mais qu’en pense donc son fils ?

Source : L'Humanité
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MessageSujet: Roux de Bézieux ne retient plus ses coups   Mar 4 Juin - 18:06

L’homme des services doit montrer qu’il sait mettre les mains dans le cambouis. Le Medef Bourgogne lui a organisé une visite de l’entreprise mécanique Escofier, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Pas très original, puisque Pierre Gattaz s’y est rendu il y a un mois. De plus, la journée a mal démarré pour Geoffroy Roux de Bézieux. La veille, les assurances se sont prononcées pour le patron de Radiall. « Un coup qu’on n’avait pas vu venir », confie son équipe. Cette région, où il a passé ses vacances enfant, doit lui remonter le moral. « Geoffroy Roux de Bézieux connaît bien les territoires, ce n’est pas forcément le cas de tous les candidats », glisse un aficionado.

Ligne « pragmatique »

Devant la presse locale, venue en nombre, le patron d’Omea Telecom défend ses convictions. S’il ménage Laurence Parisot, il ne retient plus ses coups contre le candidat favori, brocardant « les slogans » de Pierre Gattaz et son manque de « réalité ». Ici, les patrons veulent du combat. « Le Medef doit-il descendre dans la rue ? » interrogent-ils. Réponse : « Ce n’est pas efficace. notre pouvoir de nuisance n’est pas le même que celui des aiguilleurs du ciel ou des conducteurs de train. Mais, sur la loi d’amnistie syndicale, on aurait dû avoir une action plus forte. » Un discours qui plaît dans cette région où Arnaud Montebourg, enfant du pays, cristallise les critiques. Lors du déjeuner, le débat prend vite forme.

Geoffroy Roux de Bézieux adore l’exercice. Il prône sa ligne « pragmatique », défend la rupture conventionnelle, critique le crédit d’impôt compétitivité emploi, dit qu’il faut réformer les prud’hommes. Et un Medef plus politique ? « Non, je ne suis pas dans une posture politique. On a trop collé à Sarkozy au début du quinquennat, la posture de Parisot maintenant avec Hollande est la bonne. » Sa principale différence avec Pierre Gattaz ? « Je fais plus appel à l’intelligence et Pierre à l’émotion. » Samedi, sa candidature a reçu le soutien du Club des entrepreneurs (18.500 membres), pour qui il est le seul qui « porte l’idée de l’entreprise de demain ».

Source : Les Echos
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MessageSujet: La dernière manoeuvre de Laurence Parisot   Mar 4 Juin - 18:11

Critiquée en mars dernier par nombre de ses pairs alors qu’elle cherchait à se maintenir trois ans de plus à la présidence du Medef, Laurence Parisot a réussi brillamment sa dernière manœuvre : obtenir de son Comité exécutif, un vote indicatif accordant 19 voix à Geoffroy Roux de Bézieux, le patron de Virgin Mobile qui loue son bilan contre 18 seulement à Pierre Gattaz, le PDG de Radiall dont elle souhaite barrer la route parce qu’il a bataillé pour qu’elle s’en aille.

Au passage, elle parvient même à couler son second pendant 7 ans, Patrick Bernasconi (6 voix), patron du BTP et négociateur de l’accord de flexi-sécurité du 11 janvier dernier, qui a également eu l’audace, de critiquer sa tentative de changer les statuts du Medef pour se maintenir à son poste…

Ce résultat pèsera-t-il sur le vote de l’Assemblée générale du Medef qui procèdera le 3 juillet prochain à l’élection de son successeur ? Rien n’est joué. Car si Laurence Parisot a pu au sein de son Comex (45 membres) tenter d’influencer les 9 personnalités qualifiées, les 7 présidents de fédérations et les 8 présidents de Medef territoriaux qui lui sont largement redevables de leur cooptation, l’Assemblée générale du Medef est elle composée de 560 votants.

Or Pierre Gattaz y dispose du soutien de puissantes fédérations : l’UIMM (36 voix), l’Union française de l’électricité (12 voix), la fédération des sociétés d’assurances (30 bulletins) la fédération bancaire française (34 voix) le Medef Paca notamment (9 voix). Quand les soutiens de Geoffroy Roux de Bézieux, à ce jour, semblent plus dispersés.

Résultat : ces deux patrons vont donc devoir croiser le fer jusqu’au début de l’été. De sorte que le feuilleton de leur joute pèsera sur la prochaine conférence sociale convoquée le 21 juin prochain par François Hollande pour s’attaquer, notamment au déficit des caisses de retraites.

Une perspective qui ne ravit guère le gouvernement et les syndicats de salariés, CFDT en tête, qui par ailleurs préférait Patrick Bernasconi à Geoffroy Roux de Bézieux, peu apprécié lors de son passage à la présidence de l’Unedic de 2008 à 2010.

Source : Marianne
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